Proverbes 4
Notes de la Bible Annotée :
- Note de section ou de chapitre
Septième discours
Conseils adressés à de jeunes hommes par un vieillard qui a le bonheur de pouvoir leur dire, non pas : Faites ce que je vous dis! mais : Faites ce que j'ai fait. Trois strophes : - Souvenirs personnels : on lui a fait les mêmes recommandations; il les a suivies et s'en félicite, versets 1 à 9
- Quiconque écoute la sagesse aura en partage un bonheur pareil, tandis que la voie des pervers ne peut aboutir qu'aux plus redoutables ténèbres, versets 10 à 19
- Recommandations particulières, relatives au cœur d'abord, puis à la bouche, aux yeux, aux pieds, tout autant d'instruments du cœur qu'il faut se garder d'employer comme instruments d'iniquité, versets 20 à 27.
- 4.2 Une bonne doctrine, littéralement : une bonne prise, acquisition. Nous avons déjà trouvé ce mot dans
1.5, où nous avons rendu par une périphrase l'hébreu, qui porte littéralement : Le sage écoutera et en augmentera ses acquisitions. Toute vérité admise constitue une augmentation de fortune spirituelle.
- 4.3 Un fils devant mon père : un vrai fils, attentif aux avis de son père, et non pas seulement un fils selon la chair.
Tendre et unique : aussi tendrement aimé que si j'eusse été unique.
- 4.4 Et tu vivras, littéralement : Et vis!
- 4.5 Acquiers, à tout prix (
3.14; 23.23; Matthieu 13.46).
- 4.7 Le commencement de la sagesse consiste à ajouter un grand prix à sa possession.
- 4.9 Une couronne gracieuse. Comparez
1.9.
- 4.10 10 à 19 Versets 10 à 13, partie positive, 14 à 17, négative; 18 et 19, opposition tranchée que présentent les deux voies.
- 4.12 Dans les sentiers de la droiture, pas d'obscurité. Le sage y marche à l'aise. Et si, dans son ardeur, il se met à presser le pas et à courir, il n'a pas à craindre les pierres du chemin.
- 4.14 Ne t'avance pas... Si le juste s'est, par mégarde, aventuré sur le sentier des pécheurs, qu'il revienne sur ses pas dès qu'il s'en apercevra.
- 4.15 Ce serait mieux encore de n'y point entrer du tout.
- 4.16 Car. Si tu t'attardes un seul instant sur cette voie, le mal est chose si naturelle au cœur de l'homme que, comme les méchants, tu le considéreras bientôt comme la condition indispensable du bonheur. D'autres ne peuvent dormir quand ils ont mal fait; eux ne dorment tranquilles qu'alors.
- 4.17 Pain de la perversité..., vin de la violence : acquis par des moyens coupables. Le car de ce verset n'est pas subordonné, mais parallèle à celui du verset 16.
- 4.18 Si la lumière du milieu du jour est condamnée à décliner, il n'en est pas de même de celle qui éclaire le sentier du juste : elle est d'ordre spirituel, elle vient de Dieu qui est la lumière éternelle, et elle ne peut que croître en éclat.
- 4.22 Comparez
3.8.
- 4.23 Ce verset pris isolément pourrait signifier que la vie entière est déterminée par la direction morale que prend le cœur. Mais ce qui précède (voir surtout la fin du verset 21) montre que le cœur est envisagé ici comme le lieu où vient habiter la sagesse. C'est en tant que capable d'accueillir et ayant accueilli les conseils de la sagesse, que le cœur est plus précieux que toutes les autres choses précieuses.
- 4.25 La mention des paupières, qui n'appartiennent pas à l'organe de la vue, spécialement visé ici après celui de la parole, mais qui servent à le protéger, est amenée par les exigences du parallélisme.
- 4.26 Aplanis... : Ecarte de ton sentier tout ce qui pourrait te faire tomber; fais tout ce qui dépend de toi pour éviter les tentations qui mettraient en péril la sainteté de ta conduite.