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 Une bouche qui se glorifie de la croix de Christ, et un cœur qui aime encore le péché,
sont deux choses incompatibles.

Ignorer, et ne pas reconnaître en nous même une seul vérité, dont on est pourtant convaincu,
cela suffit pour amener un feu infernal qui ne dévore pas moins la conscience qu'elle n'est déchirée par les remords des plus grands crimes .

Jouissez-vous du bonheur d'avoir été arraché des griffes de l'ennemi,
pour être transporté dans le sein du Fils de Dieu,
et assis parmi les princes de son peuple ?
Oh ! qu'il vous souvienne, pendant toute votre vie,
de vous comporter comme un vase d'élection,
comme un éternel monument de sa miséricorde ! .

Âme rachetée et sauvée, que ne devez-vous pas à votre Sauveur !
Comme les obligations que vous lui avez sont infinies, !
Votre reconnaissance doit être sans bornes.
Si elle est telle, toutes vos paroles et vos actions, aussi bien que tous les mouvements de votre cœur, en seront autant de témoignages.
Chaque fête de l'année, que dis-je ? chaque jour de la semaine, sera pour vous un jour de réjouissance et de louanges.

Être incorporé au peuple de l'Agneau, être un membre vivant de Christ,
un concitoyen des saints,
un associé des anges,
quel glorieux privilège, quel doux bonheur !
C'est un paradis sur terre.
Quand vous avez la grâce de participer avec une vraie foi au sacrement de la chair et du sang du Seigneur,
vous entrez dans l'immensité de l'amour de Dieu,
dans une mer profonde,
où votre âme doit nager et se plonger jusqu'au fond.
Là, vous devez vous ensevelir avec Christ,
et mourir à toutes choses, pour ne vivre que pour lui.

Quand on a goûté la douceur de son amour, le souvenir s'en retrace à chaque instant,
et l'on ne pense jamais à lui sans qu'on en ait le cœur saisi de honte et d'admiration .