Chrétien éclairé, prenez garde qu'il n'y ait à votre racine un ver capable de gâter toute la plante, et de vous faire devenir un tronc sec et pourri.
Portez la sonde dans votre cœur, et demandez-vous à vous-même :
« Mon âme est-elle teinte du sang de Jésus-Christ ?
En porté-je la marque ?
Et sur quelle justice est fondée l'espérance que j'ai d'être sauvé ?
Suis-je entièrement dépouillé de ma propre justice ? »
Cet examen est d'autant plus nécessaire, que plusieurs chrétiens des plus considérés ont déjà vu, à la fin de leur vie, toutes leurs bonnes œuvres disparaître à leurs yeux.
Combien dans ce moment-là se sont écriés qu'ils étaient perdus sans ressource !