Faites réflexion qu'un homme à bonnes œuvres peut receler plusieurs de ces péchés criants qui en font gémir un autre dans la plus grande angoisse de son âme,
et que souvent une conscience bourrelée n'annonce pas plus de crimes secrets qu'une âme n'en cache sous l'appareil de ses prétendues vertus.
N'ayez point de repos que votre âme blessée par le péché ne soit guérie radicalement par le sang de Jésus-Christ.
Ne vous contentez pas que la cicatrice soit légèrement couverte par la pratique des devoirs de la religion, par des humiliations ou par des consolations.
Tout ce que vous y appliquerez, hormis le sang de Jésus-Christ, ne fera que renfermer le venin dans la plaie.
Vous vous apercevrez bientôt que le péché n'a pas été amorti, parce que vous n'avez jamais bien contemplé Jésus-Christ répandant son sang pour vous sur la croix.
Rien ne peut détruire le péché que le regard de la foi fixé sur la justice du Sauveur.